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Encore bravo à Laurence M; même si il y a eu petite triche!
Anna Karénine est considéré par beaucoup comme le premier grand roman moderne. Un grand et véritable chef d’œuvre. Aux yeux des lecteurs modernes certains passages sont un peu longs mais cela vaut la peine de les dépasser pour s’imprégner de cette magnifique âme slave mise en valeur par la hauteur des sentiments de cette chère Anna.
> Livre de poche
Pour le dixième livre du concours 30+30, il fallait un grand roman pour marquer la dizaine.
Editions Actes Sud Babel
>On continue dans les histoires d’amour.
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Bravo Laurence M., il s’agissait bien du Baron perché du talentueux Italo Calvino, photographié ici dans ma vieille édition Points seuil.
J’ai beaucoup aimé ce roman. Cette histoire d’amour tortueuse et noueuse comme la branche d’un arbre m’a transportée de joie. De plus la citation de la page 30 nous donne la clé du début de la lubie de ce baron qui ne mettra plus jamais un pied à terre. Lyrique et romantique.
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Il s’agissait bien de Bellefleur de Joyce Carol Oates, chez la Cosmopolite de Stock.
Bravo à Laurence M., qui a devancé de peu Elise.
Magnifique roman fleuve que celui-ci, en plus l’extrait de la page 30 contient vraiment tous les éléments qui participent à l’ambiance du manoir de cette famille au destin maudit qui sera scellé dans le malheur avec l’arrivée de ce chat, Mahalaleel, qui sera le messager de leur déclin.
Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager la première phrase du livre, aussi longue et touffue que ma citation de trentenaire.
« C’était il y a des années, lors de la période obscure, chaotique, insondable, qui précéda (de près de douze mois) la naissance de Germaine, un soir de la fin septembre troublé par la frénésie de vents innombrables, tels des esprits se livrant combat- tantôt plaintifs, tantôt en colère, tantôt subtils comme l’écho délicat du violoncelle, pénétrant au point de point de vous glacer la nuque et les épaules-, un soir si tourmenté, comme imprégné d’une odeur de soufre, un soir si lourd d’une nostalgie inarticulée que Leah et Gideon Bellefleur se querellèrent une fois de plus dans leur immense lit, la gorge nouée de sanglots parce que leur amour était trop dévorant pour accepter les limites de leurs corps de simples mortels ; et leurs mots hésitants, angoissés, irréfléchis, se heurtaient avec violence, comme la soie écrue qu’on déchire ( car chacun était convaincu que l’autre n’était pas, ne pouvait être égal à son amour – Leah doutait qu’il existât un homme capable d’un amour si profond, immobile comme l’étang d’une forêt ; Gideon doutait qu’il existât une femme capable de saisir la nature de la passion qui déchire un homme de part en part, et le laisse brisé, épuisé, vulnérable comme un petit enfant) : ce fut cette nuit tumultueuse, balayée par la pluie, que Mahalaleel arriva au manoir des Bellefleur, situé sur la rive orientale de grand lac Noir, où il devait restait près de cinq ans. »